21 mars 2010

L’affaire du NCSM Nanaimo devant la Cour martiale

Le 17 novembre 2009, le matelot-chef des forces armées canadiennes W. L. Boyle est passé devant la Cour martiale, accusé d’un acte grave commis à bord du NCSM Nanaimo (MM 702).

HMCS Nanaimo

Navire canadien de Sa Majesté Nanaimo (MM 702). Photo Wikimedia Commons/Saberwyn.

Sous la présidence du capitaine de frégate Peter James Lamont, la Cour martiale, réunie en novembre dernier à la base des Forces canadiennes Esquimalt, a examiné le cas du matelot-chef Boyle, accusé de comportement déshonorant et de fait préjudiciable au bon ordre et à la discipline.

L’acte incriminé s’est produit le 23 janvier 2009 à bord du navire canadien de Sa Majesté Nanaimo (MM 702), unité de défense côtière canadienne de 55,31 mètres déplaçant 970 tonnes, dotée d’un équipage de 37 marins. Le navire était alors au large de Seattle.

Le matelot-chef Boyle s’est emporté contre le matelot de 2e classe Crangle car il n’y avait plus de lait au réfectoire et qu’il était de la responsabilité du matelot Crangle de pourvoir à l’avitaillement du réfectoire.

Le matelot de 2e classe Crangle s’est alors absenté pour aller chercher du lait à la cambuse.

L’accusation repose sur le témoignage du matelot de 1ère classe Mitchell qui dit avoir vu l’entièreté de la scène.

L’acte d’accusation est le suivant :

Le Matelot-chef Boyle est accusé de deux infractions à la Loi sur la défense nationale. La première accusation est d’avoir eu un comportement déshonorant, en violation de l’article 93 de la Loi sur la défense nationale, et la seconde accusation est d’avoir commis un acte préjudiciable au bon ordre et à la discipline, en violation de l’article 129. Les allégations formulées dans l’énoncé de chaque accusation sont les mêmes, à savoir que le 23 janvier 2009, le Matelot-chef Boyle, qui se trouvait à bord du NCSM Nanaimo, a introduit son pénis dans le verre de lait au chocolat du Matelot de 2e classe Crangle.

Face aux difficultés d’établir, hors de tout doute raisonnable, la preuve des éléments constitutifs de l’infraction reprochée, le matelot-chef Boyle a été déclaré non coupable. La Cour a également mis en doute la validité des chefs d’accusation, autant qu’une telle conduite soit deshonorante au sens de la loi, autant qu’un tel geste puisse être une réelle menace au bon ordre et à la discipline du bord.

Il n’a pas été précisé si le lait était chaud ou froid.

Tastes like homo

Lait canadien.

Référence

Sa Majesté la Reine contre le Matelot-chef W.L. Boyle, 2009 CM 2019 [décision en PDF], via Patrick Lagacé, La Presse.

| 5 commentaires

5 commentaires

Dans deux jours je prends le ferry pour aller de Pusan à Fukuoka. Est-ce que je dois me méfier si un membre de l'équipage me tend un verre de lait au chocolat?

A qui dois-je faire une réclamation en cas de pénis?

Sa Majesté la Reine doit être ravie d'avoir à traiter de tels problèmes si é-pineux.

J'adore ta phrase de conclusion.

J'adore la photo. Ça veut dire quoi, "tastes like Homo" ?

PS : Crangle a-t-il vérifié qu'il y avait bien du lait au chocolat dans les provisions de bord ?

Premier commentaire avec et depuis un OS pas libre qui pue (mais sexy): finalement, l'harmonie ne devrait pas être si compliquée que cela à trouver ;)

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