27 avril 2010

Goélette J. Duvall (1874)

Goélette J. Duvall (1874)

Goélette franche J. Duvall. “Old time Welland Canal schooner.”
Circa 1905.
Négatif sur verre, 25 x 20 cm.
Detroit Publishing Company.
Library of Congress.
Restauration © Carnet-Maritime.com.

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Goélette franche J. Duvall ou Joseph Duvall (U. S. N° 75721). Longue de 103 pieds et large de 24,3 pieds. 131 tonneaux de jauge brute. 125 tonneaux de jauge nette. Construite en 1874 au chantier Rand & Burger à Manitowoc (lac Michigan), Wisconsin, pour le compte de George W. Slauson à Racine. Port d’attache Port Huron, Michigan.

En juillet 1880, la goélette chavire sur le lac Michigan, noyant son équipage de sept marins. Elle est retrouvée retournée le 16 juillet 1880 à cinq milles au large de Manitowoc. On découvre deux morts crochés dans le gréement, le marin Carl Schmidt et Frank Doad, le fils du capitaine. Deux autres corps seront retrouvés dans les intérieurs, le capitaine John Doad et son second George Coltes. Les corps des autres inscrits au rôle d’équipage (récupéré dans l’épave), Carl Zend, August Remien et David Steadman, n’ont pas été retrouvés.

The capsized schooner Joseph Duvall hailed from Racine, and was owned by Slanson & Duvall. She rated A 1, was of 132 tons burthen, was worth about $8,000, and uninsured. Her captain John Doad, was an old resident and captain of Racine, and a member of Odd Fellow Lodge, No. S.I.O.O.F., and his life was insured for $1,000. He leaves a wife and seven children. His oldest son being on the vessel and lost at the time of the accident. George Colter, the mate of the Duvall, was also an old resident of Racine and an Odd Fellow, and leaves a wife and eight children in stringent circumstances. […] The Duvall was a neat little schooner, but those who have sailed on her say she was crank without ballast, and as the ballast was taken out the last trip it is supposed to be the cause of her capsizing so easily.

The J.W. Hall Great Lakes Marine Scrapbook, 1880.

Remorquée à Racine, la goélette est remise en état de naviguer.

Perdue lors d’une collision avec le “whaleback” à vapeur James B. Colgate, le 6 décembre 1905, devant le parc d’attractions de Tashmoo, île Harsens (lac Sainte-Claire). Pas de victimes cette fois là mais le voilier est une perte totale.

Coque dynamitée en 1906.

Ne me demandez pas ce qu’est l’étrange voile triangulaire en mât de misaine, je ne sais pas.

Vous pouvez achetez un tirage de cette photographie à la Galerie du Cabestan.

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4 commentaires

Il me semble que l’étrange voile triangulaire en mât de misaine pourrait bien être un taud de soleil de plage avant, en tous cas la seule toile que j'ai vue qui ressemblait à cela à bord d'un bateau, en était un. L'échancrure à la base servant à passer le taud de part et d'autre du mat.
J'ajoute que compte tenu de l'état général de la voilure et du bateau, ce ne serait pas plus étonnant que cela qu'un taud y serve de voile.

De toutes façons, je pense que tu as plus de lecteurs qui se demandent : « alors c'est lequel, le mât de misaine ? ».

« Ne me demandez pas ce qu’est l’étrange voile triangulaire en mât de misaine » : je crains qu'une partie des lecteurs de ce site n'en soient encore à se demander ce qu'est un mât de misaine…

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