18 avril 2010

Trois-mâts barque Cristoforo Colombo (1875)

Trois-mâts barque Cristoforo Colombo

Trois-mâts barque Cristoforo Colombo.
Circa 1905.
Négatif sur verre, 25 x 20 cm.
Detroit Publishing Company.
Library of Congress.
Restauration © Carnet-Maritime.com.

Téléchargez la version haute définition 2052 x 2560 pixels.

Probablement le trois-mâts barque italien (brigantino a palo) Cristoforo Colombo, lancé le 29 janvier 1875 à Sestri Ponente par le chantier A. Briasco.

Coque en bois. Tonnage net 825. Longueur 172,5 pieds (52,58 m). Largeur 33,8 pieds (10,30 m). Creux 21,2 pieds (6,46 m).

Port d’attache : Gênes, Italie.

Notes sur la photographie

En premier lieu, cette photographie est pour les amateurs de grands voiliers un document inestimable avec ses innombrables détails de gréement.

Tarr's Copper Paint Factory

“Tarr’s Copper Paint Factory”.

Un immeuble sur l’autre rive porte l’inscription “TARR’S COPPER PA*** FACTOR*”, sans doute “Tarr’s Copper Paint Factory” (fabrique de peinture au cuivre Tarr).

Cette entreprise, fondée en 1863, fabriquait une peinture antisalissure pour coque à base de cuivre. Ce qui permet d’identifier le lieu de la prise de vue comme étant le port de Gloucester, dans le Massachusetts.

Gloucester étant à l’époque un important port de pêche, on peut supposer que le navire décharge du sel.

On notera l’inhabituelle décoration du grand mât, peut-être une spécificité italienne.

Jeune garçon assis sur la vergue du grand hunier volant

Jeune garçon assis sur la vergue de grand hunier volant.

Dans le grand mât

Travail dans la mâture.

Les trois hommes dans le grand mât (sans compter le mousse assis sur la vergue du volant) travaillent au niveau de la drosse ou de l’étrier de brasseyage du grand hunier fixe. La vergue a été légèrement tournée sur son axe (la peinture a sauté au niveau des cercles de drosse et de suspente qui ont dû être desserrés) et elle est soutenue provisoirement par un palan. L’homme sous la vergue tient une clé.

La grand vergue est probablement apiquée en position extrême pour ne pas gêner à terre.

On voit derrière une belle goélette franche armée à la pêche (non identifiée). Il y a également une goélette à couple dont on ne voit que les deux mâts.

Parmi les mille et un détails de cette photo, si vous cherchez bien, vous trouverez un chat…

Sources

  • Rivista marittima. Anno VIII. Secondo Trimestre 1875. Roma, Tipografia Barbèra. Page 454.
  • Lloyd’s Register of British and Foreign Shipping. 1894-1895.
  • Tarr & Wonson Paint Factory History.

Vous pouvez achetez un tirage de cette photographie à la Galerie du Cabestan.

[8-3 pmdr]

| 3 commentaires

3 commentaires

Très belle et très instructive image, merci.
Il semble que le matelot chargé de hisser le baquet de sel jusqu'à la passerelle de débarquement ne dispose que d'un simple cartahu et de ses deux bras !
Le rapport au temps n'était à l'évidence pas le même qu'aujourd'hui...

Je suis épaté que ce sel requis pour les besoins de la pêche à la morue puisse être importé d'outre-atlantique (Sicile, Angleterre, ...). La production continentale de sel ne devait donc pas être suffisante.

Rudyard Kipling, inspiré par les récits de pêche que son médecin avait connu dans sa jeunesse (ascension sociale !?), a séjourné dans ce port de Gloucester pour préparer la rédaction de Capitaine Courageux (1896)

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